vendredi, septembre 15

L'emploi au rendez-vous de la vente directe

La vente directe se porte bien. Le troisième réseau de distribution en France espère créer 100 000 emplois d'ici à trois ans.

Un salon confortable, des amies autour d'une tasse de café, une hôtesse qui a ouvert son carnet d'adresses à une conseillère pour vendre des produits de beauté, ménagers ou autres. La vente directe connaît un regain d'activité.

« L'État s'est rendu compte que nous étions le troisième réseau de distribution en France après les commerces et la vente par correspondance», précise Jacques Cosnefroy, délégué général de la Fédération professionnelle de la vente directe. « II y a quarante ans, les pionniers de cette vente à domicile, Tupperware ou Singer, ont souhaité se regrouper pour, déjà, avoir plus de poids. Aujourd'hui, un peu plus d'un Français sur cinq achète au moins une fois par an à domicile.» Ce qui donne 25 millions d'actes de vente, 300000 vendeurs et trois milliards de chiffres d'affaires.
À Sainte-Luce-sur-Loire, près de Nantes, Philippe Tréhan, depuis 1997, préside la société Swipe. Il détient les droits de distribution à domicile des produits ménagers ou soins corporels de cette marque pour la France et l'Europe du Sud; «Chaque année, nous enregistrons 100000 commandes et, en moins de dix ans, j'ai eu seulement deux rétractations ! »


Ce sont souvent des produits renouvelables. La démonstration de la conseillère, le fait que l'on connaisse l'hôtesse et laqualité font le reste. Et difficile de tricher quand l'on se retrouve les yeux dans les yeux. Swipe manage 600 conseillères avec le statut de vendeur à domicile indépendant. 200 nouvelles seront cooptées en deux ans. Pour doubler, en 2011, un chiffre d'affaires de 4,4 millions d'euros.

Ces dernières années, la vente directe s'est ouverte à de nouveaux secteurs. «Quand le textile a connu des déboires, des créateurs, je pense notamment à Captain Tortue et à ses vêtements pour enfants, ont trouvé cette voie pour démarrer. Un vrai succès. Tout comme les sous-vêtements Charlotte, rappelle Jacques Cosnefroy, iI n'est pas rare, aujourd'hui, de trouver de la vente de bijoux, d'objets de déco, de jouets, voire même d'outils de bricolage.
Et il est probable que la maroquinerie ou la chaussure vont rapidement pointer leur nez. »

La Fédération table sur 100000 nouveaux emplois dans les trois années à venir. « Pour épauler les professionnels, nous essayons d'obtenir une modification du Code de la consommation rendant optionnel le délai de réflexion de sept jours. Une cliente peut avoir envie de recevoir une crème de soin sous deux ou trois jours ! » Pas sûr que les organisations de consommateurs approuvent...

E. Bureau (pour Ouest France du 14 septembre 2006)

0 Comments:

Enregistrer un commentaire

Links to this post:

Créer un lien

<< Home